Lors du « Crépuscule Européen » qui s’est tenu à la 77e édition du Festival d’Avignon, version longue de la pièce Dispak Dispac’h, l’enjeu était de faire exister des points de vue extraeuropéens sur les politiques migratoires. Jalila Taamalla Khenissi était une des invitées, il avait été alors très compliqué d’obtenir un visa pour sa venue.
Le désir est né d’accomplir le voyage vers Tunis et Menzel-Bourguiba, où elle habite. Avec Makoto C. Friedmann, chef opérateur, nous avons embarqué à bord d’un ferry d’une compagnie tunisienne à Marseille pour Tunis, à la rencontre de Jalila.
Cette installation présente le film né de ce voyage, des archives de la pièce qui tourne encore, revisite la dramaturgie des témoins qui ne cesse de s’amplifier, et propose à sa manière, une traversée.